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Suite Chanelienne
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Suite Chanelienne

L'Allée de la Reine

Phase 1 et Phase 2

L’Allée de la Reine est le nom d’une allée ouverte par Diagne Chanel dans le domaine familial situé à Sédhiou, ancienne capitale de la Casamance, une propriété utopique construite en 1944 par son grand-père Amadou Mapaté Diagne (1889-1976), reconnu comme le premier écrivain d’Afrique francophone avec la publication en 1920 de son livre, Les Trois volontés de Malick.

Inspirée par la Renaissance italienne et la peinture française du XVIIe siècle, Diagne Chanel, tout en fusionnant les espaces-temps, poursuit sa mise en dialogue entre le corps et l’architecture, fil conducteur de l’ensemble de son œuvre. Ses sculptures, personnages métissés, résonnent avec les vingt statues de reines de France et femmes illustres choisies en 1843, par Louis Philippe, pour le jardin du Luxembourg, à Paris. L’artiste retend ainsi des fils entre diverses cultures et périodes historiques.

En créant une synergie entre le passé et aujourd’hui, entre l’imaginaire et le réel, elle explore aussi le déplacement de la notion du métissage dans toute sa spatialité.

Lydie Diakhaté, New-York, 2022

le lond de la seine lumineux diagne chanel
Le Long de la Seine lumineuse
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Les Médicis
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Les Médicis ombre et lumière

Révérence en Casamance

Sédhiou, première capitale administrative de la Casamance et ancien comptoir commercial, survit toujours dans le même décor que celui de 1886.

Ville oubliée par l’histoire et le pouvoir central, elle semble ne plus attendre aucun réveil. Pourtant quand vient le soir, renait alors la splendeur de Sédhiou.

À l’heure où les ombres s’allongent, j’ai repris dans cette ville mes marches florentines.

Après avoir quitté Paris et mes promenades de l’Auvergne, ma marche quotidienne dans la ville continue le long du fleuve, près du théâtre de verdure, dans ces avenues vastes comme des voies romaines qui mènent à l’église et au Fort Pinet Laprade… Paris, c’est ma ville, Florence aussi, mais Sédhiou aussi commence à m’appartenir.

Elle est gardée par ses constructions anciennes qui aujourd’hui abritent la plupart des services étatiques, la Préfecture, la Gendarmerie, la Maison d’arrêt et de correction, le Palais de justice, l’hôpital …

Souvent une personne s’arrête et me salue avec une antique révérence, vestige d’une tradition passée et toujours présente. Dans ces rues ensablées, où les animaux sont libres comme dans un âge d’or, la révérence est l’usage pour marquer sa considération.

Avant le crépuscule, la ville comme la Casamance, devient ce rêve flottant en terre africaine. Un rêve renversé qui bascule dans l’éternité.
Là où finit l’arc en ciel commence la Casamance…

Les séries Métis dans les villes ont été initiées en 2006, Quand vient le soir en 2011, Révérence en Casamance en 2013.

Elles composent une trilogie qui raconte ces marches solitaires à l’approche de la nuit.

Diagne Chanel, Paris, 2014

Just a few minutes away at the centuryold Hôtel de Ville, an OFF venue, films were screened
and artworks revived the exterior gardens and esplanade, notably the installation L’allée de la reine (The
March of the Queen), 2016, by French sculptor Diagne Chanel. A homage to Sédhiou, the birthplace of her father and the former capital of Senegal’s southernmost province, Casamance, the artist’s nearly life-size female figures carved in local wood assumed strategic positions, as if part of a game of political chess.
Two figures stood guard on either side of an entrance to the government building, while adjacent figures appeared
to face off, their positioning a reference to the civil
conflict over secession from Senegal that embroiled Casamance from 1982 to 2014.

Cheryl Finlay

New York 2016

 

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Biennale de Dakar 2016
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Biennale de Dakar 2016

Expositions

2022  Alliance Française de Ziguinchor, Sénégal

2016 Biennale de Dakar, Sénégal